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Heure : 15 Heures
Lieu : Salle de l'Office de Tourisme.
En l’absence de documents, d’une charte de fondation ou d’un cartulaire, on n’a pas d’indication exacte sur l’origine des Carmes ou sur l’origine des biens fonciers la concernant. Le site, avec sa source et sa petite falaise de molasse favorable aux abris sous roche, réunit tous les éléments d’une occupation humaine ancienne. Son emplacement privilégié a-t-il attiré des ermites dès l’implantation du christianisme dans la région, cela est possible, mais nous ne pouvons l’affirmer.
L’occupation de Saint Hilaire devient plus évidente avec l’arrivée des Carmes. Ces derniers commencèrent à quitter la Terre Sainte Pour l’Europe en 1238. Ils arrivèrent en 1244 aux Aygalades, près de Marseille, où semblent s’être installés les premiers Carmes français. C’est peu après cette date et certainement avant 1254, décès du frère Bertrand, qu’il est raisonnable de situer leur arrivée à Saint hilaire. Pourquoi ce lieu écarté pour des religieux venant de si loin, ne connaissant pas la région, et faisant partie d’un ordre mendiant ? Le leur avait-on recommandé ? La présence précédente de quelques ermites ayant occupé des cavités y était-elle connue ? Étaient-ils certains de trouver ici l’aide de quelque riche famille locale ? L’existence de grottes rappelant celles du Mont Carmel les a-t-elle inspirés ? Autant de questions sans réponses.
La construction de l’ensemble architectural actuel aurait commencé dans la seconde moitié du XIII siècle. Les restaurations aidant, il nous parvient presque intact après sept siècles d’existence, traversant parfois des périodes tumultueuses. Mais il est vraisemblable que dans la période précédant le début et la fin de la construction de l’abbaye, les Carmes se soient installés dans les grottes voisines. Ces cavités creusées dans la molasse, se trouvent juste à l’extérieur du prieuré, sous une petite barre rocheuse bordant et dominant le jardin. La longue utilisation agricole qui a suivi leur abandon en tant qu’habitat ou lieu de culte, a effacé de nombreux témoins. De plus le sol rocheux ne permet pas de fouilles. Pourtant deux de ces cavités ont certainement constitué l’église primitive. Faute d’éléments mobiliers, faute de style d’architecture auquel se raccrocher, il est impossible de les dater. Nous pouvons seulement faire des suppositions et rechercher une hypothèse logique de leur origine.
Site Internet de l’association Archipal