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Le document du mois "Petite histoire de la Bouquerie"

Publié le 19 mai 2017

Comme chaque mois, notre archiviste municipal vous propose de retrouver un ou plusieurs documents, extraits du fonds archivistique et retraçant une partie de l’histoire de notre commune.

- Bouquerie vient du bas latin boccaria qui signifie « boucherie ». C’est en effet ici que se tenait l’un des plus anciens lieux de dépeçage de viande en plein air de Provence.

- Ce quartier situé hors les murs, était sous la juridiction épiscopale. Pendant longtemps, une opposition a existé entre les habitants de la Bouquerie et ceux du Saint-Pierre. On retrouve une délibération du Conseil d’août 1645, où il est fait mention d’une contestation entre les deux quartiers, au sujet de la préséance aux feux de joie et autres cérémonies publiques. L’autorité municipale magnanime, décide que les deux quartiers jouiront de la préséance alternativement.

- A l’emplacement des immeubles côté sud, s’étendaient les jardins de l’évêque. Une chapelle dédiée à Sainte-Marthe se trouvait jusqu’en 1550 à l’entrée du pont actuel. Sur cette place, se trouve le départ de la rue de la République, anciennement dénommée « chemin du Lion d’or » puis « rue Bourbon ». C’était l’entrée principale de la ville, avant la démolition des remparts.

- Près de la rue du docteur Gros, se trouve l’un des derniers vestiges des fortifications médiévales, avec une tour de guet carrée, datant du 14ème siècle, surmontée d’un campanile en fer forgé du 16ème siècle (local du Groupement commercial).

- La colonne de la Bouquerie supporte une République en pied, installée en 1881. Celle-ci, réalisée en pierre de Ménerbes, a remplacé un globe surmonté d’une croix qui datait du 17ème siècle. La statue de la République, longuement drapée, coiffée du bonnet phrygien et tenant un drapeau roulé sur sa hampe, est l’œuvre d’un sculpteur local, Auguste Mourre. Payé 400 francs pour sa réalisation, celui-ci aurait pris pour modèle son épouse aussi, les Aptésiens à l’époque, surnommèrent la statue, « la Mourre ».

- Pendant un certain temps, la République était cernée des lettres R et F, initiales de la République française.

- Des travaux réalisés en 2006 ont permis de lui redonner sa main, jusqu’alors amputée et son glaive.

- La fontaine qui avait été démolie dans les années 70 afin de faciliter la circulation routière a été refaite à l’identique et inaugurée le 7 janvier 2006.

- C’est au 17ème siècle, afin de répondre aux besoins d’un trafic sans cesse croissant que s’édifient les auberges sur la place. L’auberge de Saint-Crépin occupait l’emplacement de l’actuel café Grégoire et le Logis des Trois Maries, celui du Louvre.

- L’hôtel du Louvre connut son heure de gloire à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle, avec un dénommé Boyer, chef de cuisine réputé, surnommé le Vatel local…

Les menus à l’époque pouvaient compter jusqu’à 10 plats, pour le plus grand plaisir des apothicaires et pharmaciens qui devaient prescrire bien des remèdes afin de faciliter la digestion…

 

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