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Se protéger du moustique tigre

Publié le 22 juin 2019

Lutte anti-vectorielle et mobilisation sociale contre le moustique tigre

L’été est là ! Et avec lui le moustiques... Bien que nuisants, tous les moustiques ne transmettent pas de maladies.

Il existe différents types de moustiques, et parmi eux, le moustique tigre (nom scientifique Aedes albopictus). Il n’est pas plus grand qu’une pièce d’un centime d’euro et son corps est recouvert de rayures noires et blanches. Il est généralement en activité de mai à novembre, en fonction de la température et de la luminosité. Ce moustique est vecteur de trois maladies infectieuses appelées arboviroses : le Chikungunya, la Dengue et l’infection à virus Zika.

Pour être dangereux, il faut qu’il ait piqué une personne infectée, par exemple de retour de voyage. Sinon pas de danger ! Si, cependant, après avoir été piqué votre température corporelle augmente avec maux de tête, douleurs articulaires, musculaires, aux yeux, en bas du dos, une conjonctivite ou une éruption cutanée, il est préférable de voir un médecin.

La lutte contre le moustique tigre, vecteur de virus, est un élément essentiel de la prévention contre les maladies. Elle permet de réduire ou d’interrompre la prolifération des moustiques.

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Un plan de lutte contre le moustique tigre dite lutte antivectorielle est activé du 1er mai au 30 novembre par les préfectures et l’Agence Régional de Santé Provence-Alpes Côte d’Azur dans les départements dans lesquels le moustique tigre s’est installé. Depuis fin 2015, le Département de Vaucluse est considéré comme entièrement colonisé par le moustique tigre.

Un moustique urbain qui vit près de l’homme

Le moustique « tigre » vit au plus près de chez nous. Il est de petite taille, environ un demi-centimètre. Il se déplace peu, et reste la plupart du temps dans un rayon de 150 mètres. Il naît et vit chez nous, près de nos habitats, en zone urbaine principalement.Il nous pique toute la journée, avec un pic à la levée du jour et au crépuscule, pond ses œufs dans les eaux stagnantes et se repose à l’ombre des arbres.

Et se développe dans de petits volumes d’eaux stagnantes

Les femelles pondent leurs œufs (jusqu’à 250) dans des petits volumes d’eaux stagnantes, même propres(moins de 10 litres) que l’on trouve sur nos balcons et nos jardins : vases, soucoupes, gouttières mal vidées, pneus usagés mais aussi creux d’arbres ou plantes tropicales susceptibles de retenir l’eau.

Les larves peuvent même se développer dans un bouchon de bouteille rempli d’eau !

Ces gîtes, créés par l’homme, sont les principaux lieux de ponte de ces moustiques. Les moustiques sont en activité du printemps à l’automne. Toutefois, les œufs pondus peuvent résister plusieurs mois au froid et à l’assèchement et éclore lorsque les conditions climatiques sont à nouveau favorables(chaleur, luminosité).

L’ensemble des retours d’expériences et des actions de mobilisation sociales conduites dans la région PACA, démontrent que :

Attention aux jouets laissés dans le jardin !

- le moyen le plus efficace pour lutter contre la prolifération du moustique tigre et les nuisances générées par sa présence, est la lutte mécanique par suppression des gîtes larvaires, dont 80 % se trouvent dans le domaine domiciliaire privatif et donc non accessibles aux services spécialisés des collectivités ;

- le second moyen pour lutter contre la prolifération du moustique tigre, est la lutte préventive anti-larvaire, avec application d’un larvicide biologique : le Bacillus thuringiensisvar.israelensis (B.t.i.). qui ne présente pas de risque de développement de résistance car c’est la présence d’une bactérie dans le milieu de vie des moustiques, qui bloque le développement des larves.

Ce produit a par ailleurs l’avantage d’être dégradé très rapidement

Le cycle de développement du moustique tigre

Il se développe en quatre étapes : œuf, larve, nymphe et adulte.Le développement des œufs s’étend de 7 à 20 jours, en fonction de la température. Plus il fait chaud, plus le développement des œufs est rapide.Seules les femelles piquent.La durée de vie du moustique est de 30 jours.

Nous pouvons tous agir pour détruire les larves et éviter que le moustique tigrese reproduise et qu’il prolifère. Il faut donc vider régulièrement tous les petits récipients qui peuvent contenir une faible quantité d’eau stagnante, même propre.

A votre domicile

En habitat individuel et collectif :
- Il est important de vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées.
- Siphon de cour piège à sable : maintenir à la surface une pellicule d’huile blanche végétale.
- Gouttière : penser à retirer les feuilles ainsi que tous les végétaux et tous les encombrants. Si après entretien, l’eau continue de stagner : il faut retirer et remplacer les éléments hors d’usage. Si ce n’est pas possible, vérifier le bon écoulement des gouttières, les faire réparer si elles sont en mauvais état.
- Après de fortes intempéries (pluie, vent), s’assurer de l’évacuation normale de l’eau. Il est recommandé également de percer en leur point bas les gouttières par un trou de 10 mm de diamètre et bétonner les regards jusqu’au niveau d’évacuation.
- Vide sanitaire : il suffit de placer une grille moustiquaire aux bouches d’aération.
- En cas d’inondation,prévoir de réparer les conduites endommagées.Conseil : cuveler en cas de risque permanent d’inondation.
- Fosse septique : pour assurer une bonne étanchéité il faut poser un couvercle ou changer les joints de la fosse.
- Climatiseurs : penser à vider les retenues d’eau.

Dans les jardins, sur les terrasses ou les balcons

Pour éliminer les petites réserves d’eau stagnante y compris les eaux propres dans lesquelles le moustique pond ses œufs, pendant sa période d’activité de mai à fin novembre :

Pour éliminer les lieux de ponte des moustiques :
- Bâcher ou recouvrir d’une moustiquaire les réserves d’eau (fût, bidon, bâche de piscine).
- Attention aux gîtes naturels : creux d’arbres, bambous cassés ou coupés au–dessus des nœuds dont chaque tige brisée et creuse devient alors un réceptacle. Les vider.
- Ramasser les déchets verts, eux aussi peuvent devenir des récipients d’eau et abriter les œufs du moustique.
- Être vigilant et ranger à l’abri de la pluie tout ce qui peut contenir de l’eau (seaux, arrosoirs).

Au moins 2 fois par semaine :
- Vider les coupelles des plantes et tout ce qui retient de petites quantités d’eau (jouets des enfants, mobiliers et décorations de jardin, pneus usagers...) ;
- Changer l’eau des vases et photophores au moins idéalement remplacer l’eau par du sable humide.

Pour éliminer les lieux de repos des moustiques :
- Débroussailler et tailler les herbes hautes et les haies.
- Élaguer les arbres.
- Ramasser les fruits tombés et les débris végétaux.
- Réduire les sources d’humidité (limiter l’arrosage).
- Entretenir votre jardin.

Les bassins d’ornement et les réserves d’eau :
- Entretenir régulièrement les bassins et y introduire des poissons rouges, des gambusias ou des carpes, poissons friands de larves.

Document PDF - 1.1 Mo

Tout savoir pour mieux se protéger :

Document PDF - 1.3 Mo

+ d’info sur le site de l’Agence Régionale de Santé https://www.paca.ars.sante.fr/moustique-tigre

 

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